Lorsqu’il n’est pas en chasse, le requin ne possède pas cette nage caractéristique du prédateur en action : corps rigide et nageoire caudale battant l’eau de manière rapide.
Il n’est pas le terrifiant monstre marin popularisé par les films d’angoisse qui mettent en avant la redoutable puissance de sa mâchoire.
C’est un patrouilleur curieux, qui vagabonde dans les eaux d’une nage nonchalante et tranquille.
Animal parfaitement régulé, il peut jeûner longtemps s’il a récemment fait le plein de poissons, d’otaries, de thons.
S’il ne décèle pas dans l’eau de traces de sang ou des vibrations d’un animal en détresse, son seuil d’excitabilité reste bas.
Son comportement reste le plus souvent discret.
Son attitude reste alors curieuse et paisible.
C’est l’attitude d’une créature parfaitement adaptée à son milieu ambiant. Ses formes hydrodynamiques sont parfaites. Son élégance et sa force demeurent perceptibles lorsqu’il glisse dans les eaux d’un mouvement fluide.
La beauté fonctionnelle du squale a été rendue par le Fileur de Verre par le traitement translucide du requin.
Son ancrage territorial est suggéré par la fluidité de la plante marine. Cette dernière fait écho à la souplesse du corps ondoyant dans les eaux et à la courbe du socle-vague sur lequel repose la pièce de verre.
Ici, l’harmonie réside dans le mouvement pur et la transparence du verre afin que soit suggéré un instant de contemplation fugitive : celle d’une créature marine qui vagabonde de manière seigneuriale dans les mers.
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